Histoire

La prière de Marie est très ancienne. 

Historique

La tradition de la célébrer avec des lumières est bien présente en France dès le Moyen Age.
A Avignon, autour de 1648,  les habitants avaient l'habitude de mettre des cierges aux fenêtres le 8 décembre et d'organiser ce jour-là une très belle procession en l'honneur de Marie. En Alsace, dans le Nord et dans bien d'autres régions on retrouve cette tradition qui s'est peu à peu perdue au XXème siècle. On retrouve aussi cette célébration dans d’autres pays comme à Medellin  en Colombie où on célèbre Marie avec des bougies  le 8 décembre le Día de las Velitas.
L’initiative actuelle de Merci Marie est née à Lyon où les illuminations sont liées au culte de la Vierge Marie, dont la colline de Fourvière est le haut-lieu. Chapelles et basilique s'y sont succédé depuis le Moyen Age. Les Lyonnais y implorèrent le secours de Marie contre les calamités publiques et donnèrent une grande solennité à la fête de la naissance de la Vierge, le 8 septembre.

En 1852, on achevait à Lyon la reconstruction du clocher de la vieille chapelle de Fourvière. Au sommet de l'édifice, on avait placé une statue de la Vierge Marie en bronze doré. Elle devait être inaugurée le 8 septembre, mais une inondation dans l'atelier du fondeur retarda la cérémonie au 8 décembre, autre fête de la Vierge, celle de l'Immaculée Conception.

Les Lyonnais y implorèrent le secours de Marie contre les calamités publiques et donnèrent une grande solennité à la fête de la naissance de la Vierge, le 8 septembre.

En 1852, on achevait à Lyon la reconstruction du clocher de la vieille chapelle de Fourvière. Au sommet de l'édifice, on avait placé une statue de la Vierge Marie en bronze doré. Elle devait être inaugurée le 8 septembre, mais une inondation dans l'atelier du fondeur retarda la cérémonie au 8 décembre, autre fête de la Vierge, celle de l'Immaculée Conception.

Ce jour-là, des feux d'artifice étaient prévus mais une pluie torrentielle s'abattit sur la ville. A la tombée de la nuit, le ciel s'éclaircit et la pluie s'arrêta. "Tout à coup apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu... La ville s'était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands, les clochers, illuminaient leurs baraques, leurs voitures et jusqu'aux bordures des trottoirs... Quelques feux de Bengale s'allumèrent sur les toits de la chapelle de Fourvière, la statue de la Vierge apparaît et la grosse cloche de Saint Jean, cet éloquent interprète des joies publiques, est lancée à toute volée. A huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : "Vive Marie ! " Les étrangers n'en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout remplis qu'ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de trois cent mille âmes avait pu être saisie de la même pensée".

L'événement éphémère d'une nuit devint institution. On prépara avec soin les illuminations de 1853. Quant à celles de 1854, elles furent un triomphe, car elles coïncidaient avec la proclamation par le Pape, à Rome, du dogme de l'Immaculée Conception. Les Lyonnais avaient la fierté des précurseurs.
Depuis, chaque année, le soir du 8 décembre, les Lyonnais illuminent leur ville pour la fête de l'Immaculée Conception.